mercredi 16 mars 2011

Un secret bien gardé: le magnolia de Siebold


© Claire Bélisle


Un secret bien gardé: le magnolia de Siebold
Par Claire Bélisle

Encore rarement cultivé au Québec, le magnolia de Siebold (Magnolia sieboldii) est rustique en zone 5, et probablement aussi en zone 4.

Curieusement, la documentation ne lui attribue qu’une zone 7 ou, au mieux, une zone 6! À leur retour de l’est de l’Asie, les chasseurs de plantes ont vraisemblablement hésité à le planter plus au nord pendant des décennies pour arriver à de telles conclusions, puisqu’il en pousse un magnifique spécimen depuis de nombreuses années dans le secteur de l’Assomption! D’autres horticulteurs aventureux l’ont testé avec succès à Montréal et dans la grande région métropolitaine.

Le podophylle de l’Himalaya pour jardiniers patients


© Claire Bélisle


Le podophylle de l’Himalaya pour jardiniers patients
Par Claire Bélisle

Comme son nom l’indique, le podophylle de l’Himalaya tire ses origines des sols riches en humus que l’on trouve dans les forêts touffues au pied des montagnes du même nom.

C’est une plante vivace à rhizomes qui se développe lentement et elle ne risque pas d’envahir la plate-bande de sitôt. Toutefois, elle vaut la peine qu’on l’attende, car tout en elle séduit. L’opération charme du podophylle (Podophyllum hexandrum) commence dès le printemps alors qu’il s’étire hors du sol vers la mi-mai. Ses boutons floraux velus viennent les premiers.

L’élégante épinette de Serbie


© Claire Bélisle


L’élégante épinette de Serbie
Par Claire Bélisle

Pour les véritables amateurs de conifères, l’épinette de Serbie (Picea omorika) n’a pas d’égale.

Cet arbre élancé forme une pyramide étroite et symétrique. L’épinette de Serbie se retrouve à l'état sauvage dans les montagnes calcaires bordant la rivière Drina, à la frontière de la Bosnie et de la Serbie. Dans les sols riches et profonds de cette région, à l’abri des vents desséchants, elle devient un arbre majestueux au tronc droit et gracile.

L’envoûtante sarracénie pourpre


© Claire Bélisle



L’envoûtante sarracénie pourpre
Par Claire Bélisle

Le frère Marie-Victorin, dans la Flore Laurentienne, qualifie la sarracénie pourpre comme étant la plante la plus extraordinaire de notre flore!

Effectivement, la sarracénie (Sarracenia purpurea), à bien des égards, fascine. Son côté carnassier assure son exotisme, même si elle pullule dans les tourbières de l’extrême-nord de la province. Cet environnement ne lui est toutefois pas indispensable; ce qui importe est une humidité du sol élevée et du soleil.

Le noble et robuste pin cembro


© Claire Bélisle


Le noble et robuste pin cembro
Par Claire Bélisle

Hôte des Alpes et des Carpates, le pin cembro peut y être observé jusqu’à des élévations de 3000 m. À de telles altitudes, il se nanifie et devient buissonnant, mais il résiste toujours aux assauts répétés du vent et du froid.

Sous des cieux plus cléments, ce pin de la haute montagne (Pinus cembra) se développe en un arbre majestueux qui conserve des branches basses l’habillant de pied en cap toute sa longue vie. Sa silhouette régulière et son tronc très droit sont remarquables.

L’elsholzie de Staunton, belle d’automne


© Claire Bélisle


L’elsholzie de Staunton, belle d’automne
Par Claire Bélisle

Les jardiniers québécois ne sont pas familiers avec l’elsholzie de Staunton (Elsholtzia stauntonii). Cet arbuste forme un joli massif de branches érigées à évasées couvertes d’un agréable feuillage duveteux.

En digne membre de la famille des Lamiacées, les feuilles vert moyen au revers presque beige dégagent un fort parfum de menthe lorsqu’on les froisse. De plus, avec l’arrivée des premiers gels en automne, elles revêtent une belle teinte rouge. On attribue au feuillage de l’elsholzie de Staunton des vertus médicinales, notamment pour traiter la grippe, la nausée et l’œdème généralisé. Ses feuilles font aussi office d’herbes fines pour des plats cuisinés et les infusions.

Vigoureux et spectaculaire, le mûrier tortueux


© Claire Bélisle


Vigoureux et spectaculaire, le mûrier tortueux
Par Claire Bélisle

Malgré ses nombreux attraits, peu de jardiniers connaissent le mûrier austral tortueux. Il s’agit d’un petit arbre magnifique dont les branches zigzagantes adoptent des angles plus ou moins accusés qui produisent un effet tortueux très attrayant.

L’écorce lisse du mûrier tortueux (Morus australis Unryu) arbore une chaude teinte beige grisâtre clair et devient, en vieillissant, de plus en plus texturée et de couleur cuivre orangé. En hiver, le spectacle de la ramure dénudée se détachant sur la blancheur de la neige est des plus charmants.